mercredi, mars 20

Banques à risque : qui risque d’être libéré sous caution et de faire faillite?

Quelles banques sont menacées en Italie et quels établissements de crédit sont menacés de faillite et de sauvetage ? Analysons la situation du secteur bancaire italien et définissons quelles banques risquent de perdre les économies de leurs clients.

Pour définir quelles banques sont risquées en Italie, il est nécessaire d’examiner le compte de résultat des établissements et le montant des prêts dépréciés dans le bilan, comme l’a récemment fait Mediobanca dans un rapport qui montre que 1 banque sur 5 a des prêts non performants supérieurs aux actifs corporels nets.

Ci-dessous, en plus de la liste des banques à risque en Italie de Mediobanca, nous énumérons également les rapports de la BCE, de la Banque d’Italie et du Financial Times.

Banques à risque : 1 sur 5 a plus de prêts douteux que de capital

Selon une étude menée par l’Office de recherche Mediobanca sur les états financiers d’environ 500 banques italiennes, le chiffre est alarmant : 114 banques sont à risque (1 sur 5), c’est-à-dire des établissements de crédit dans lesquels il existe un montant excessif de prêts compromis, supérieur à la valeur des actifs nets matériels.
Parmi les banques les plus à risque en Italie, selon le rapport, figurent les banques coopératives de crédit et les banques rurales.

L’indice utilisé par Mediobanca pour évaluer le risque des banques italiennes est connu dans le secteur sous le nom de « Texas ratio » : si les crédits compromis sont liés aux fonds propres, si le ratio dépasse 100%, la banque en question est exposée au risque de faillite.

Il y a trois voies principales à suivre, une ou plusieurs : une augmentation de capital, la vente de NPLs avec de lourdes pertes, l’achat par une grande banque, ou au moins une moins malade.
N’oublions pas, par ailleurs, la possibilité pour BCC de demander le soutien du Fonds de garantie du Consortium, ou pour toutes les autres banques SpA de demander des aides d’État, comme dans le cas de MPS, Veneto Banca et Popolare di Vicenza. Ce n’est pas un hasard si, dans le classement des banques italiennes présentant le plus grand risque de défaillance, ce sont les banques les plus importantes.

Les crédits compromis pèsent sur le compte de résultat des banques italiennes : le montant de la NPL doit être déprécié d’année en année, ce qui nuit à la rentabilité de la banque plus le stock de crédits compromis est élevé.
La banque va de l’avant avec son propre travail en sachant toutefois que le chiffre d’affaires sera déficitaire – un scénario qui s’applique à presque toutes les banques dont le ratio des fonds propres non performants sur les fonds propres dépasse 100% du capital.