mercredi, mars 20

Ameublement d’une maison d’hôtes

J’ai passé la majeure partie de mon enfance et de mon adolescence dans une maison avec balcon, une maison avec des balcons partagés avec d’autres familles. À mon retour de l’école, je mangeais avec ma sœur, je regardais les Simpsons à la télévision et – après mes devoirs de la journée – je pouvais enfin descendre dans la cour pour jouer avec les autres enfants de l’immeuble.

Ces enfants étaient mes camarades de jeu, les amis d’aujourd’hui. Je parle de ces amis qui, malgré les chemins différents qu’ils ont empruntés au cours de leur vie, les rencontrer s’avère toujours être un grand plaisir : c’est comme réunir les enfants insouciants et inaltérés que nous étions. À l’âge de 18 ans, nous avons déménagé dans une autre maison et l’avons louée.

Un jour, mon oncle, au cours d’un déjeuner que nous avons pris ensemble, m’a dit : « Marilena, tu as tant d’enthousiasme et d’amour dans ce que tu fais, pourquoi ne fais-tu pas de cette maison un refuge intime pour les autres personnes ? En fait, j’y ai réfléchi pendant plusieurs mois… jusqu’à ce que je me décide.

J’ai décidé d’ouvrir ma maison à ceux qui voyagent, à ceux qui veulent partager une nuit d’amour avec une personne spéciale, à ceux qui sont étudiants et qui cherchent son identité, à ceux qui rentrent chez eux avec des amis de toute l’Italie, à ceux qui sont des voyageurs dans leur âme et qui décident d’explorer le monde seulement avec un randonneur.

Et croyez-moi, chacun d’eux, chacun avec sa propre histoire, est comme un ami ou un ami de longue date qui est accueilli dans un lieu qui connaît vraiment « la maison ». C’est le secret numéro un. Et tout est dans notre capacité à être empathique avec notre prochain, c’est-à-dire à développer notre capacité à nous identifier à la personne devant nous.

Je parle souvent d’une maison comme d’un nid ou d’un refuge : un grand espace lumineux qui sent Marseille, des vêtements fraîchement lavés, du moka sur le feu, des livres ouverts, des plantes aromatiques pour se baigner avec soin chaque matin mais aussi de petits ensembles d’objets dispersés ici et là dans chaque coin de la maison : de la cuisine au salon, de la chambre à la salle de détente, de la salle de bains à l’entrée. Une maison propre et rassurante, des chambres meublées avec sens pratique et bon goût : c’est le secret numéro deux.

L’empathie s’entend de la participation intime et de l’identification par lesquelles la compréhension esthétique d’un lieu se réalise. Par conséquent, il est essentiel de satisfaire les besoins et les goûts esthétiques des différents types de personnes, en essayant de satisfaire tout le monde. Articles et services essentiels de première nécessité tels que climatisation, télévision, réfrigérateur, … idem pour l’ATMOSPHERE.

Savoir créer une atmosphère signifie créer une expérience où les émotions de chacun trouvent un lit confortable pour méditer et soulager l’esprit, le cœur et l’âme. Un moyen de se procurer des pièces d’époque, achetées aux brocantes ou récupérées de vieilles maisons, capables de raconter leur propre histoire. Le secret numéro trois est de donner une touche de personnalité à la maison en la rendant encore plus rassurante et agréable.

 

Chaque fois que j’interviens dans une pièce, c’est comme si je l’habillais

Habille-la avec mes passions, les tableaux que j’aime, mes livres préférés, de nombreuses plantes grimpantes ou des motifs floraux qui créent le contact avec la nature : pour moi une source d’inspiration et d’enracinement avec mon quotidien qui coule si vite.

Et puis, les inspirations et les senteurs d’une enfance heureuse passée au milieu des vignes et des oliviers dans la campagne torride de ma bien-aimée Pouilles : ma grand-mère et moi nous réfugiions à l’ombre et remplissions d’amandes vertes les chiffons blancs qu’elle gardait sur ses genoux. Puis on se tenait sur le mur de pierre pour peler une amande à la fois. Les siens, bien sûr, tous intacts. Mon effondrement.

Cette maison en sait long sur ces bons moments et beaucoup d’objets à l’intérieur – des bassins en terre cuite aux vases en céramique et en verre vert, créés pour préserver les olives fraîchement récoltées – sont à ma grand-mère et à son ancienne maison. C’est ce « savoir se raconter » qui crée immédiatement une relation avec les invités, partageant leurs intérêts et enrichissant leur expérience.