samedi, février 23

Écouter la science : les parties érogènes des femmes et comment les faire s’amuser ?

Selon une nouvelle étude, toutes les zones érogènes du corps d’une femme ne réagissent pas de la même façon selon le type de contact qui leur est appliqué. Même si nous pensons tous savoir quelles parties du corps de notre partenaire sont les plus excitantes, il se peut que nous ne fassions pas aussi bien que nous le pourrions.

Selon une nouvelle étude publiée cette semaine dans le Journal of Sexual Medicine, toutes les zones érogènes du corps d’une femme ne répondent pas de la même manière selon le type de contact appliqué ; et savoir quelles zones sont les plus sensibles, et à quel type de stimuli elles répondent le mieux pourrait être utile non seulement pour que les interventions médicales dans ces zones soient plus délicates (l’objectif principal de l’étude) mais aussi pour obtenir de meilleures performances sexuelles.

Les scientifiques canadiens responsables de l’étude ont sélectionné un groupe de 30 femmes, âgées de 18 à 35 ans, et ont appliqué différents types de touches à différentes parties de leur corps : les zones du périnée (clitoris, petites lèvres, vagin et anus), le mamelon et l’aréole (la peau colorée qui l’entoure), les seins, le cou, l’avant-bras et l’abdomen. Après avoir stimulé chaque zone pendant une seconde et demie, caresser, presser ou appliquer des vibrations, ils ont demandé aux femmes ce qu’elles avaient ressenti.

Un atlas du toucher

Lorsqu’il s’agit de caresser, le cou, l’avant-bras et le bord vaginal sont les zones les plus sensibles et l’aréole la moins sensible. Le clitoris et le mamelon sont les parties les plus sensibles à la pression, les seins et l’abdomen les moins. Le clitoris et les mamelons sont aussi les parties les plus sensibles aux vibrations. Pour obtenir des rapports sexuels satisfaisants, il est conseillé d’allonger les préliminaires, d’être affectueux et de retarder le moment des rapports sexuels jusqu’à ce que la femme soit vraiment excitée.

Selon les auteurs de l’étude, le fait que les organes génitaux sont plus sensibles à la pression et aux vibrations qu’au toucher est « intéressant » étant donné le rôle que la pression (comme la pénétration) et les vibrations (présentes dans les jouets sexuels) jouent dans l’activité sexuelle.

Il ne faut pas oublier, cependant, que, comme l’indique une étude récente publiée dans le magazine Cortex, le corps humain possède une grande variété de zones sexuellement stimulantes, allant des épaules à l’intérieur des cuisses et des hanches.

Dans les dix premiers de la classification des zones érogènes féminines, établissant le degré de sensualité avec un score de zéro à dix, se trouvent le clitoris (9.1), le vagin (8.4), les lèvres (7.9), le cou (7.5), les seins (7.3), les mamelons (7.3), l’intérieur des cuisses (6.7), le cou (6.2), les oreilles (5) et enfin, l’âne (4.7).

Se concentrer exclusivement sur les organes génitaux n’est pas une bonne idée. Selon le sexologue américaine Laurie Watson, auteur du livre Wanting Sex Again (Berkley Publishing Group), de nombreuses femmes font de la place pour des rapports sexuels sans avoir un réel désir, mais si les choses sont bien faites, cela viendra. Et ceci est réalisé en allongeant les préliminaires, en étant affectueux et en retardant le moment des rapports sexuels jusqu’à ce que la femme soit vraiment excitée, ce pour quoi il est très utile de savoir quelles zones non génitales produisent plus d’excitation. Si c’est bien fait, Watson assure que « le sexe peut finir par être sauvage et passionné », car plus l’excitation est grande, plus l’orgasme est agréable.