vendredi, mai 24

JP Morgan’sinks’ Dia : lui donne le prix cible le plus bas de tous les consensus d’analystes

Dia a enregistré ce lundi un nouveau minimum annuel à 1.064 euros, ce qui porte à près de 75% les pertes accumulées en bourse depuis janvier. Bien que le consensus des analystes à la suite de la société évalue l’action de l’entreprise à 2,62 euros, les experts de JP Morgan estiment que l’objectif de cours de l’action Dia est de 1,70 euros, soit plus de 50% inférieur au prix du consensus, ce qui rend la banque d’investissement plus pessimiste. Les titres de la chaîne de supermarchés ont été laissés en bourse lundi à 42,2%.

Les turbulences économiques sur les marchés émergents comme le Brésil et l’Argentine, pays d’où proviennent 36 % et 20 % des revenus de Dia en 2017, ont affecté la performance boursière de l’entreprise, qui a vu il y a quelques jours le fonds souverain Norges Bank réduire sa présence dans le capital de l’entreprise de 5,2 à 4,8 %.

Toutefois, les actions du réseau de supermarchés, dont le principal actionnaire est le fonds Letterone auquel participe Mikhail Fridman, ont un potentiel de hausse de 44% pour atteindre le prix consensus de 2,62 euros, selon les chiffres du FactSet.

Depuis le mois de mars, les actions de Dia ont reçu une recommandation de vente du consensus du marché, bien que pour la plupart des cinq dernières années, elle ait obtenu des conseils à maintenir. Seuls 21% des 23 analystes qui suivent la société sont favorables à l’acquisition de ses actions.

Bien que Dia figure parmi les dix premières recommandations de vente dans le secteur de la distribution, elle continuera d’offrir le troisième meilleur rendement en dividendes de l’industrie en 2018 et ses paiements de loyers seront de 7,4%, selon les prévisions.

Il se distingue également par le fait qu’il s’agit de la valeur ayant le plus faible multiplicateur de profit dans le secteur. Selon les prévisions de bénéfices pour cette année, le PER (fois que le bénéfice est inclus dans le cours de l’action) est 7 fois supérieur à la moyenne de l’industrie qui est de 18 fois, qui inclut également Tesco, Alimentation Couche-Tard, Royal Ahold ou Carrefour.

Les prévisions de bénéfices pour 2018 ont été réduites de 44 % par rapport à ce qui était prévu à la mi-janvier de cette année. Selon les prévisions du marché, le bénéfice net sera d’environ 114 millions d’euros par rapport aux 204 millions attendus en début d’année.