vendredi, mai 24

Aciturri négocie l’acquisition d’Alestis pour créer un géant aéronautique

L’entreprise aéronautique Aciturri, basée à Burgos, négocie actuellement le rachat de son concurrent Alestis. L’opération porterait sur 100 % du capital social, divisé entre 62 % détenus par Airbus, 24 % par la Sociedad Española de Participaciones Industriales (Sepi) et Unicaja, et 14 %.

Des sources au courant de l’opération ont assuré l’Economist que la vente n’est pas encore conclue en raison de sa complexité, puisque le Burgos veut l’acceptation des trois actionnaires, bien qu’ils aient montré leur confiance qu’elle peut être réalisée dans un couple de mois. Aciturri et Alestis sont des fournisseurs de premier rang d’Airbus, fournissant des pièces pour l’A400M ou l’A380.

L’une des questions les plus complexes sur laquelle est centrée la négociation des franges en suspens est la dette qu’Alestis porte en elle, puisque les périodes de remboursement engagées avec les administrations et les fournisseurs affecteraient le montant final, dont le montant n’a pas été dépassé.

De même, les négociations se concentrent sur la recherche de solutions aux éventuels chevauchements de processus qui pourraient survenir après l’achat ou la reprise des centres de travail de l’entreprise sévillane.

Airbus est satisfait

Depuis qu’Airbus a pris le contrôle d’Alestis, face aux problèmes que la société andalouse générait dans la livraison de composants pour ses avions, elle a toujours recherché une intégration de ses fournisseurs de premier ordre.

Airbus n’a jamais été assez pressé ou urgent pour quitter l’actionnariat d’Alestis. Le seul objectif a toujours été d’assurer la viabilité et la croissance de l’entreprise, en l’aidant à se doter d’un plan stratégique et industriel qui garantisse son avenir.

Airbus explique qu’elle ne cherche pas à faire des affaires avec la vente de sa participation dans Alestis et qu’elle n’a jamais eu l’intention de maximiser l’investissement dans Alestis, qui compte 1 400 employés et est pratiquement redevenue rentable.

Aciturri, fondée par Ginés Clemente, a toujours montré sa vocation de croissance, surtout quand les deux acquisitions qu’elle a réalisées jusqu’à présent, Complexe Bélier et Aerosur ont été satisfaisantes.

L’entreprise, qui possède des usines à Madrid, Valladolid, Miranda de Ebro, Alava, Séville et Gijón, a réalisé un chiffre d’affaires d’environ 303 millions d’euros en 2017 et emploie environ 1 500 personnes.

Au cours des derniers mois, Aciturri a été disposée à rechercher des opérations d’achat afin d’augmenter sa taille, une des demandes qu’Airbus a toujours formulées et qui exigeait des fournisseurs de la même taille.